Le mois passé, j’ai profité de plusieurs opportunités pour compléter ma collection consacrée à Satoshi Shiki.
Tout a commencé sur Mandarake, mon fournisseur habituel pour récupérer des ouvrages de seconde main, parfois vieux de plusieurs dizaines d’années. L’entrée en stock d’un numéro du supplément Comic Genki avec Riot en couverture m’a décidé à passer une nouvelle commande chez eux. Histoire de ne pas acheter pour rien, j’ai cherché d’autres articles disponibles autour du travail de Satoshi Shiki. Cela m’a permis de rassembler un tome de Shadowrun Replay-shû que je n’avais pas encore et quatre cartes téléphoniques à l’effigie de Kamikaze et Riot of the World.
Puisque ces achats concernaient deux boutiques Mandarake différentes, je suis passé par les services de Tenso.com, qui me permet d’avoir une adresse postale au Japon, pour regrouper les deux colis en un envoi unique et utiliser les services de DHL pour la livraison.

Au même moment, en flânant sur X avec ma recherche habituelle consacrée à Satoshi Shiki, j’ai découvert une superbe illustration de Dororo and Hyakkimaru, vendue encadrée et signée par l’auteur, sur le site Mercari. Je ne connaissais pas encore cette plateforme japonaise de revente. En cherchant le mangaka dessus, je suis tombé sur quantité de raretés face auxquelles je n’ai pas pu résister. Malheureusement, faute de pouvoir valider un numéro de téléphone japonais, je n’ai pas réussi à me créer un compte, nécessaire pour effectuer des achats.
Cependant, la plupart des annonces faisaient référence à un service intitulé Buyee. Fourni par la même société que Tenso.com, celui-ci se propose de servir d’intermédiaire pour réaliser les achats sur différents sites de seconde main, puis les regroupe pour les envoyer en un minimum de colis, moyennant des frais intermédiaires.

J’ai donc testé cette solution avec une dizaine d’achats, rassemblés en deux colis. Si l’on excepte le coût qui devient important quand on additionne le prix des articles (certains étant relativement chers du fait de leur rareté), les frais de Buyee (sur le regroupement et le renforcement optionnels des colis), les frais de port (pour la livraison du vendeur à Buyee, puis de Buyee à moi via DHL) et les taxes de douanes, je suis ravi du service pour sa clarté et la qualité de son suivi, pour la robustesse des colis et le soin avec lequel ils sont préparés, et surtout pour les magnifiques ouvrages qu’il m’a permis d’acquérir.
Rapide tour d’horizon des pièces qui rejoignent la collection que je consacre à Satoshi Shiki et qui recouvrent un large pan de sa carrière.
Je commence avec le supplément Comic Genki de novembre 1992. Initialement fourni avec le magazine Newtype, celui-ci est un cahier de prépublication, rassemblant plusieurs mangas, dont Riot de Satoshi Shiki. Le titre est présent en couverture et à l’intérieur, avec le chapitre hors-série centré sur le passé du personnage de Zigy (que l’on retrouve en ouverture du deuxième tome du manga). Dans ma quête des magazines dont l’auteur a illustré la couverture, je ne pouvais pas passer à côté de cet exemplaire.
Dans le même registre, un numéro de mars 1994 de Comic Dragon rejoint également ma collection de magazines de prépublication. Ici, c’est 69 (Stormtroopers of Death) qui est mis en avant avec la couverture et des pages en couleur, qui accompagnent la publication de son quatrième chapitre. Avec ce magazine, nous sommes toujours dans les premières années de carrière de Satoshi Shiki, lorsque l’auteur dessinait ce titre en parallèle de Riot.
À cette époque, Riot jouissait d’une réelle popularité, comme en témoignent les couvertures et les déclinaisons dont il a bénéficié. Parmi elles, Riot – Yuuhi ni Ochiru Hoshi, publié en octobre 1994 dans une collection intitulée « Kadokawa CD & Book », rassemble dans un petit coffret un CD de drama scénarisé par Hiroshi Ohnogi et un fascicule d’une cinquantaine de pages comprenant des illustrations, des croquis et un manga inédit de Satoshi Shiki. D’une longueur de 20 pages, ce dernier raconte un épisode hors-série de Riot. Ce Yuuhi ni Ochiru Hoshi était probablement l’ouvrage qui me faisait le plus envie parmi ceux de l’auteur qui me manquaient encore, donc je suis ravi de l’avoir enfin entre les mains.
En 1994 également, Satoshi Shiki commençait ses travaux d’illustrations autour de Shadowrun, avec notamment la sortie de ce premier Replay-shû au mois de décembre. S’apparentant à un light novel, cette série de 4 tomes rassemble des parties de jeu de rôle sur table romancées et illustrées. Aux dessins, Satoshi Shiki accompagne Akira Egawa à l’écriture.
Quelques années plus tard, entre 1998 et 2000, alors que Kamikaze est publié chez Kôdansha, Riot connaît une seconde vie chez Shueisha, sous le titre Riot of the World. Durant cette période, des cartes téléphoniques à l’effigie des deux titres sont sorties au Japon. En voici quatre que je suis content d’avoir acquises, en espérant réussir à en réunir d’autres à l’avenir.
Vient ensuite un calendrier de l’année 2000 aux couleurs de Kamikaze. Fourni dans son carton (défraîchi) d’origine, c’est un bel objet. Dans un grand format, il alterne des pages en papier calque, chacune comprenant les dates sur deux mois et un dessin extrait du manga, et des pages en couleur avec une illustration (l’idée étant que la page en papier calque vienne se superposer sur l’illustration en couleur). Le résultat est superbe, même si la lisibilité des dates n’est pas toujours optimale (mais nous ne sommes plus en 2000 non plus).
Le calendrier est fourni avec deux suppléments : un fascicule intitulé The Drawing, dévoilant les techniques de dessin de Satoshi Shiki, et un mini calendrier illustré avec des extraits du manga.
Autre déclinaison de Kamikaze, le double-CD de drama propose une autre version de l’histoire du manga, jouée par des comédiens et illustrée avec des musiques et des effets sonores. Initialement, il était sorti en 2003 au Japon.
Toujours dans le domaine du drama, mais quelques années plus tard, voici le Sound Image CD de Mezame no Hermit. C’est une déclinaison des deux CD de drama sortis en 2007, articulée autour de musiques d’ambiance et de courtes plages de dialogues. L’objectif est de plonger l’auditeur dans l’atmosphère du titre, sans forcément raconter une histoire, à l’inverse des CD de drama classiques.
J’en arrive au plus gros morceau de ces achats : trois reproductions d’illustrations de XBlade et Dororo and Hyakkimaru, signées par l’auteur et, pour deux d’entre elles, encadrées. Je trouve les illustrations superbes et il me tarde d’avoir l’espace pour aménager un coin dédié à Satoshi Shiki et l’agrémenter en les accrochant toutes les trois au mur.
Enfin, je termine avec un poster de Riot of the World et deux cartes postales de XBlade et L’Attaque des Titans – Before the Fall. Ces trois objets sont plus anecdotiques, mais je dirais que je me suis laissé emporter dans le feu de l’action.
Je m’en rends compte en les listant, mais je n’ai vraiment pas été raisonnable avec ces nombreux achats. Certes, je ne ferais pas ça tous les mois, mais je suis ravi. Incorrigible comme je suis, je remettrais probablement ça dans quelque temps, si d’aventure je trouve d’autres ouvrages et objets estampillés Satoshi Shiki que je n’ai pas encore (et il y en a encore un certain nombre que je cherche assidûment).


































