Informations pratiques
Titre
| Titre : | Dororo and Hyakkimaru |
|---|---|
| Titre original : | Dororo to Hyakkimaru-den |
| Titre en japonais : | どろろと百鬼丸伝 |
Auteurs
| Manga : | Satoshi Shiki |
|---|---|
| Œuvre originale (manga) : | Osamu Tezuka |
Édition originale
| Éditeur : | Akita Shoten |
|---|---|
| Nombre de tomes : | 13 tomes |
| Année : | 2019-2025 (édition Terminée) |
Édition française
| Aucune |
|---|
Prépublication
| Magazine : | Champion Red (Mensuel, Akita Shoten) |
|---|---|
| Année : | 2018-2025 (prépublication Terminée) |
| Catégorie : | Seinen |
En quelques mots
À l’origine, Dororo est un manga d’Osamu Tezuka publié entre 1967 et 1969. Il raconte le parcours de Dororo, un orphelin vivant des larcins qu’il commet, et de Hyakkimaru, un jeune homme qui chasse les démons pour récupérer les 48 parties de son corps dont il a été privé à la naissance. L’histoire se déroule dans le Japon féodal de l’époque Sengoku (1477-1573).
En France, le titre est édité à deux reprises : en 2006 en 4 tomes de facture standard, puis en 2020 dans un format luxueux en 2 tomes .
Œuvre importante du patrimoine manga, Dororo a connu différentes adaptations, telles que les séries animées de 1969 et de 2019 (la seconde est sortie en France chez Kazé et disponible sur Prime Vidéo), au cinéma (film publié par Kazé en France) ou la réinterprétation futuriste proposée par Atsushi Kaneko (Search and Destroy, en 3 tomes, parus entre 2019 et 2020 au Japon, et en 2021 en France chez Delcourt-Tonkam).
Pendant plus de 7 ans, entre octobre 2018 et octobre 2025, Satoshi Shiki propose sa vision de Dororo avec Dororo and Hyakkimaru, qui est publié dans les pages du mensuel Champion Red de l’éditeur Akita Shoten. Tout au long des 13 tomes qu’il dessine, l’auteur se montre fidèle à l’œuvre originale, dont il reprend la trame, le contexte historique et les épisodes phares. Cependant, il s’autorise des libertés sur le déroulement et l’ordre des événements, ainsi que sur le développement de certains personnages. Il propose également son propre dénouement. Ce faisant, il s’efforce de combler la principale faiblesse du titre original, sa fin ouverte qui était due à l’interruption de sa publication.
Graphiquement, Dororo and Hyakkimaru permet à Satoshi Shiki d’opérer un croisement entre son propre trait et celui volontiers cartoonesque d’Osamu Tezuka. S’y côtoient des personnages secondaires ou des passages humoristiques, pour lesquels il imite le dessin de son illustre aîné, et certaines représentations surnaturelles qui pourraient être issues de Kamikaze ou XBlade. En termes d’évolution, il s’agit d’un travail important pour le mangaka, dont les effets se font sentir dans ses travaux suivants, comme en atteste la physionomie de certains seconds rôles de The Devil Princess.

